Et si la vie était une fabrique des possibles…

Marseille est définitivement le sas de décompression idéal pour les parisiens.
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3h de train pour redécouvrir la lumière et vivre la renaissance de la créativité.

Pendant mes 3 jours, j’ai fait un tour à la fabulerie, un Fab Lab (atelier de fabrication citoyenne) qui se veut être une fabrique des possibles pour transformer toutes les idées en projets.
Après une journée de réflexion dans la fabuleuse fabrique, j’ai eu la chance de voir les bienfaits de l’intelligence collective et le besoin qu’ont les gens de la cité de partager des idées et de se regrouper pour les mettre en œuvre.
Un projet harmonieux qui distille les odeurs d’une fabrique de bonnes valeurs.
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On voulait aller au Frioul mais Marseille…
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Finalement on est allés à Callelongue.
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Le soir un concert reggae au café équitable
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Et le lendemain à l’auberge pour profiter des derniers rayons de soleil.

Réseaux sociaux, narcissisme ou cyborguisation ?

Le cours de Sergey Brin sur le Selfie

1 – Pré-requis:
Ceci est un billet « point de vue », c’est à dire mon sentiment personnel sur un sujet délicat, car nous le vivons subissons tous et le recul est difficile à prendre pour l’expliquer simplement.

Est-on narcissique ou devient-on des robots, des cyborgs, des transhumains ?

Un réseau social est un ensemble d’identités sociales reliées entre elles par des interactions (textes, photos, vidéos et messages).
On a tendance à l’oublier mais le téléphone, le sms… sont des réseaux sociaux aussi.

On peut interpréter la cyborguisation de différentes manières.
Les innovations techniques / websocial & societal qui servent à transformer l’homme, par une transformation interne, les greffes / puces / capteurs et externe, la gestion sociale de son identité virtuelle, l’utilisation des réseaux sociaux, l’usage d’un smartphone…
On ne devient pas forcément cyborg en s’implantant une puce, la virtualisation de nos rapports sociaux y participent aussi.

Avoir besoin d’amour et de reconnaissance sur la toile changent le paradigme traditionnel des relations sociales.

2 – Comment les réseaux sociaux ont concrétisé l’existence de l’identité virtuelle

Les réseaux sociaux ont permis de finaliser le concept d’identité virtuelle.
Internet n’est pas qu’une plateforme de connaissance, c’est une plateforme d’interaction sociale.
Logiquement la gestion de son identité numérique a donné naissance à l’e-reputation.
De même que dans la vie réelle, il faut maintenant faire attention à sa réputation en ligne (E-reputation). Il faut donc produire du contenu pour nourrir ou maintenir son identité.

L’usage crée le besoin : narcissisme ou gestion active de son e-reputation, tout le monde est touché par cette nouvelle donne.

Le phénomène selfie (je me prends en photo sous toutes les coutures) est devenu un usage utilisé par tout le monde. Il ne révèle pas plus le narcissisme c’est juste une méthode pour animer sa communauté. Les ados ont réussi à imposer un phénomène à tout le monde (Rihanna, Bill Gates…).
J’avoue même être tombé dans le panneau.

Selfie Clinton

3 – On peut tout de même différencier 2 types de population, ceux qui sont nés avec les médias sociaux et ceux qui sont nés sans téléphone portable et sans Internet.

Ceux qui ont grandi avec les réseaux sociaux (les ados et les stars qui ont baigné directement dans la communication temps réel Rihanna, Mariah Carrey…)

Et les autres qui ont été éduqués sans Internet, ils connaissent 10 numéros de téléphone fixe et ont eu la chance d’échanger des lettres manuscrites.
Imaginer en 1990 il n’y avait pas de téléphone portable, je vous rappelle que l’usage des réseaux sociaux n’est pas naturel pour les adultes. Les geeks avaient un Tam Tam, c’est quand même différent de twitter et facebook.

Les réseaux sociaux perturbent cette génération (30ans -> 45ans). Même si ils ont un usage massif, ils se posent des milliers de questions et tâtonnent pour trouver leurs identités virtuelles.
On le voit dans leurs manières de se présenter, « dois-je poster des photos personnelles », « dois-je dire ce que je pense vraiment. »
Ils recherchent un miroir, une reconnaissance, une validation de leur propos par leurs familles et leurs amis proches.
Comme tout le monde ils attendent le like et en général ils utilisent plutôt Facebook et se découvrent « Mateurs » je vais fouiller dans la vie de mes collègues, amis…
L’usage est multiple et l’apprentissage sera complexe car leurs premières expériences associent des valeurs complètement différentes.

Au contraire des ados maitrisent parfaitement la double voire la triple gestion d’identité, ils utilisent des avatars et se servent des plateformes comme des outils.

La réussite de Snapchat en est la preuve (ils publient des posts, photos qui s’auto-détruisent)
Ils sont beaucoup plus réceptifs au concept de maîtrise de leurs données personnelles.
Ils se servent de twitter de manière guerrière (cf mon article les ados sur twitter )
Ils se baladent en bande et utilisent la synergie du groupe pour faire des attaques ludiques où augmenter la notoriété des nouveaux venus.
Ils trouvent Facebook « has been » et utilisent instagram pour partager des photos privées.

Pour les stars c’est un peu la même chose, celles qui ont grandi avec le temps réel et les autres.

LadyGaga, Rihanna, Justin Bieber, Katy Perry. Elles jouent, jubilent et performent sur les réseaux sociaux. C’est leur premier outil de communication, il peuvent toucher entre 30 et 40 millions de personnes en un tweet.

Les stars, les hommes politiques, les top managers qui n’ont pas grandi dans cet univers se servent des réseaux sociaux comme un moyen de communication traditionnel, ce n’est pas eux qui l’animent, c’est l’agence, le directeur de cabinet, le communicant qui prennent la parole pour eux.

4 – L’impression de narcissisme est certainement due à la jeunesse de l’usage

On se cherche et pour se trouver on parle beaucoup plus de soi.

On peut dire que les adultes essuient les plâtres de ce changement sociétal.
Les ados s’en amusent, les stars font du business et les autres essaient de suivre tant bien que mal.

Avec un milliard de personnes sur Facebook et 500 millions sur twitter ce n’est plus un phénomène mais un bouleversement.
La social TV, Facebook et twitter ont signé des partenariats commerciaux qui leurs donneront accès à des outils d’analyse des commentaires publics.
« On pourra ainsi, par exemple, savoir si telle émission de téléréalité est plus commentée par les hommes ou les femmes, et la ville d’où ils viennent »
L’influence des réseaux sociaux sera diffusée sur le petit écran, et les rares personnes hors du spectre seront converties.

Une société pas forcément narcissique mais une société connectée, qui peu à peu transforme l’homme des champs en homme de Data.
Les réseaux sociaux ont changé l’homme en média, les google glass et les objets connectés le changeront en cyborg.

Nous travaillons avec 50A et MyDataLabs pour fournir à notre génération (clients, amis) les bases essentielles pour avancer, communiquer et préserver leur « capital social ».

Manif, réseaux sociaux et influence #Leonarda

Ce matin les cris des lycéens m’ont donné envie de les suivre sur les réseaux sociaux.
J’avoue que je cherchais plutôt de l’enthousiasme, de l’engagement et de la rigolade.

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j’ai finalement assisté sur les réseaux sociaux à une reprise politique de l’évènement.
Je me suis servi de notre outil de streaming et de détection d’influence.
Flux ouvert / traité de 10h à 18h
13246 Tweets et 6543 utilisateurs

Les 4 personnes qui ont twitté le plus sont très à droite.
Les 4 personnes qui ont twitté le plus sont à droite de la droite

Et je vous laisse regarder les comptes les plus retwités.
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La guerre d’influence commence, on va chercher des tweets d’ado pour les discréditer.
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Louis Le Grand dans la partie, les « Antis » #Leonarda montent le buzz pour dire que les bourgeois vont visiter la plèbe.
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Un essai de mettre en TimeLine le hashtag #passetonbacdabord
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Le sourire c’est l’extinction de voix du compte Twitter du parti socialiste.

Et le maxi sourire le compte de David Assouline porte parole du parti socialiste qui retwitte Delanoé

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Sortir du court terme et vivre un capitalisme patient.

«Pour une économie positive» (ed. La Documentation française et Fayard), fruit d’une année de réflexions de différents experts (économistes, sociologues, scientifiques, entrepreneurs, etc…).

Le document présente 45 propositions susceptibles de pouvoir s’appliquer à l’échelon national ou bien européen, voire à l’échelle du G8 ou du G20.
Rapport Attali sur l’économie positive

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Les 2 font la paire

IndieWebCamp Brighton dans le cadre du projet #LeBateau

En 140 caractères : #IndieWeb = soit propriétaire de tes données pour rester libre dans un monde qui se digitalise de + en +.

Plus d’infos ici IndieWebCamp Uk 2013

Merci à l’agence digitale 50A pour l’aide matérielle et spirituelle.
Merci à Xtof pour toutes ses explorations
Merci à Seb pour son enthousiasme malgré ses doutes dans ce domaine.

Si vous voulez soutenir ce projet, c’est encore possible http://www.kisskissbankbank.com/le-bateau

@nicolas2fr

Social Weight Manager : la gestion intelligente du poids

Le nom du projet était initialement iLife, mais Apple(c) nous a ennuyé avec ce nom. Alors iLife est devenu « Social Weight Manager ».

iLife est une sous brique du projet plus général iBrain, à qui il est délégué les flux d’informations d’une personne donnée. L’application a pour but la gestion intelligente du poids à travers les réseaux sociaux, le quantified self, les objets connectés et les propres données déclaratives. C’est une application de « coaching santé » pilotée par ces 4 entrées de data.

iLife a trois objectifs :
- Donner du sens à la donnée
- Extraire des bénéfices
- Construire un profil consolidé

Aujourd’hui, les personnes produisent de la donnée en permanence, que ce soit sur Twitter, sur Foursquare, ou bien avec RunKeeper, et bien encore d’autres. Ces informations seront travaillées à l’intérieur de la boîte noire – iBrain (qui possède des algorithmes de calculs et produit des résultats en retour des entrées).

Ce que souhaite l’équipe R&D de 50A, c’est transformer une série d’informations en une connaissance directement exploitable.

C’est un métier qui est très complexes pour beaucoup de raison. Par exemple, il faut prendre en compte finement le contexte : à partir de quand estime-t-on qu’une personne ne fait pas assez de sport ? A partir de combien de pizzeria doit on indiquer que la suivante sera celle de trop ? Aussi, L’information que nous captions peut être parcellaire. Elle est souvent bruitée comme sur twitter, et des tics de langages sont compliqués à interpréter : songez par exemple à l’ironie ! Dans l’ensemble, les données ne sont pas non plus structurées et souvent éparpillées à travers de nombreux réseaux sociaux dont la gestion du profil est propriétaire.

Pour produire cette valeur ajoutée, nous utilisons de l’intelligence artificielle. Cela va des filtres, en passant par toute une panoplie de rapprochement par racine, des expertises lexicographiques et sémantiques. Nous aurions pu aussi utiliser les réseaux de neurones pour faire de l’apprentissage. Nous avons fait le choix de la recorrélation, des probabilités et des systèmes experts.

 

 

La recorrélation, c’est (pour faire simple), le fait de coupler des éléments à priori différents et de se demander si cela fait du sens. Par exemple une personne qui poste sur Twitter à propos de sport et indique qu’lle court sur Runkeeper. Autre exemple, si une personne a déclaré faire un régime et qu’elle se checke sur Foursquare dans une pizzeria, iLife va pouvoir reconnaître que cela n’est pas une situation consistante puisqu’elle crée un paradoxe. La connaissance qui sera produite sur ce type d’exemple est l’antinomie : la personne qui dit être au régime et qui a pour déjeuner une pizza, va produire une connaissance qui pourra exemple lui indiquer que ce n’est pas très cohérent. Ainsi, à partir de 2 informations, nous avons créé de la connaissance directement exploitable sous forme de surveillance, d’alerte, de conseil, etc…

La démarche employée est donc scientifique : reposant sur le doute, elle va émettre des hypothèses pour construire une théorie qui va ou non valider des faits (abduction). Une fois ce modèle construit, la récupération d’information produit de la connaissance et déclenche les actions (déduction).

Ainsi, petit à petit, nous essayons de comprendre l’information éparpillée et bruitée des réseaux sociaux.

Pour cela, il faut prendre en compte les nombreux traitements intuitifs (réseaux sociaux, quantified self, autres données) et voir si ces données sont pertinentes, utilisables, quantifiables… En agrégeant, ces informations dans les filtres et le système expert après une série de pré traitements, nous tentons d’aller reconnaitre les champs sémantiques et les actions induites dans l’information : tel ou  tel filtre permettra de reconnaître si tel adjectif employé est positif ou négatif, les bases de connaissances vont aider à repérer les mots clés filtrés qui seront intéressants et générer automatiquement les liaisons (ex: pizza – nutrition – calories & lipides).

L’ensemble de ces informations captées vont permettre de dresser un profil continu (au sens du temps réel) qui sera discrétisé (pose d’indicateur), car cela est à ce stade plus simple à travailler pour l’équipe R&D de 50A. Un profil consolidé sera créé et sera sans cesse alimenté par les données en temps réel, la base de connaissances (pizza) et les règles (« 5 pizzas ce n’est pas bien »). La personne prendra des points négatifs ou positifs en fonction de tel ou tel repérage car il faudra bien à un moment donné trancher : sa conduite est bonne ou non, son assuidité au sport est correct, …

La R&D 50A cherche donc à construire des modèles et des indicateurs qui permettront, pour un contexte donné, de construire une « pente de vie en temps réel » vis à vis de son profil : une personne de 80 kg qui démarre un régime aujourd’hui n’est pas la même chose qu’une personne qui fait également 80 kg mais qui a commencé son régime il y a deux mois. Pour l’un tout reste à commencer, à démontrer. Pour l’autre, une inertie est en place, la reprise du sport probablement, etc… Pour le premier, manger une pizza est un vrai mauvais signal. Pour l’autre, à peine un incident de parcours.

Et c’est la caractéristique principale de ce système global que d’associer contexte, modèle, indicateur, traitement en temps réel pour générer des actions pour la personne et l’aider à gérer son poids : alerter, recommander, souligner, etc.

Ce projet s’insère dans un partenariat de 3 ans avec le CNRS : la première année a donné naissance à iPlace, un agenda lifestyle intelligent, la deuxième année sera sous le signe de la santé avec iLife, et pour finir iBrain.

iBrain, c’est 3 ingénieurs, 1 Directeur de recherche, une agence, et un partenariat avec le CNRS.

Le but de iLife est donc d’aider à rester dans cette zone de santé ++.